rance , tantôt le cap de Horn ; mais comme à la fin de ce Ion;» voyage ils touchent constamment à Canton , ils retournent aux ttals-Lnis par IVitrémité australe de rAfri(jue. La coupure de l'isthme iuilucroit puis- samment sur les deux dernières routes que nous venons de tracer. CHAPITREXXVI. J ^'J ont rendu infructueuses les invasions d'un ennemi qui débarque inopinément sur les côtes orientales. En traitant cette question importante , je ne saurois m'ap- puyer d'un témoignage plus imposant que de celui du général Don José de Espeleta qui a été vice-roi de la Nouvelle-Grenade jusqu'en 1796. Ce militaire expérimenté, dans un mémoire manuscrit que je possède, et qui est adressé à son successeur, le vice-roi Don Pedro de Mendinueta ' , s'exprime ainsi sur la défense de l'isthme de Panama : « V. E. n'ignore pas que le roi , notre seigneur, a fait visiter ses vastes possessions d'Amérique par le brigadier Cramer. Cet ingé- nieur célèbre a pesé les dangers que nous courons encore et indiqué les for- tifications qu'il faut opposer à l'ennemi. L'isthme de Panama est un objet de la ])lus haute importance militaire que V. E. ne doit pas perdre de vue un seul instant. Cette importance est fondée sur sa configuration géographique et sur la proximité de la Mer du Sud. Il offre trois points de défense, vers le nord , Portobelo et le fortin de San Lorenzo de Cliagre ; vers le sud, la ville de Panama.
Citable passage
Relation historique du voyage, Tome III
Alexander von Humboldt. Relation historique du voyage, Tome III. 1825.
Citation
Alexander von Humboldt. Relation historique du voyage, Tome III. 1825. Page 146. Premodern Concordance passage passage-b317e761eb73fcbb9138.