Premodern Concordance

Citable passage

Les Époques de la Nature

Buffon. Les Époques de la Nature. 1778.

Les Époques de la NatureBuffon, 1778
Suggested
Nous conviendrons que l’espèce humaine ne diffère pas essentiellement des autres espèces par ses facultés corporelles, et qu’à cet égard son sort eût été le même à peu près que celui des autres espèces ; mais pouvons-nous douter que nous ne différions prodigieusement des animaux par le rayon divin qu’il a plu au souverain Être de nous départir ; ne voyons-nous pas que dans l’homme la matière est conduite par l’esprit : il a donc pu modifier les effets de la nature ; il a trouvé le moyen de résister aux intempéries des climats ; il a créé de la chaleur lorsque le froid l’a détruite : la découverte et les usages de l’élément du feu, dus à sa seule intelligence, l’ont rendu plus fort et plus robuste qu’aucun des animaux, et l’ont mis en état de braver les tristes effets du refroidissement. D’autres arts, c’est-à-dire d’autres traits de son intelligence, lui ont fourni des vêtements, des armes, et bientôt il s’est trouvé le maître du domaine de la terre : ces mêmes arts lui ont donné les moyens d’en parcourir toute la surface et de s’habituer partout ; parce qu’avec plus ou moins de précautions tous les climats lui sont devenus pour ainsi dire égaux.

Citation

Buffon. Les Époques de la Nature. 1778. Page 83. Premodern Concordance passage passage-9c82483628bef5b96e12.

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