NOTES. l57 individus de races malaye, mongole (tatare) et caucasienne que renferment les grandes collections de MM. Cuvier, Sômraering et Blumenbach. Pour avancer dans ce genre de recherches, si importantes pour l'his- toire de l'espèce humaine, l'attention doit être portée, ce me semble, sur trois points principaux; savoir : i''sur les comparaisons ostéologiques , qui ne peuvent se faire avec succès d'après des dessins, des descriptions, ou le simple témoignage des voyageurs. Il faut comparer les crânes des anciens hahitans ( de cette race que l'on croit éteinte), avec les crânes des différentes variétés de l'espèce humaine, et ne p.is oublier, dans cette comparaison, que, parmi les indigènes actuels du Nouveau-Continent, quelques tribus offrent aussi des variétés de conformation très-remarquables. Il suffit de citer , dans le nord , les Esquimaux- Tchougazes, dont les enfans naissent tout blancs; plus au sud, les Chepewyans , les Panis (Apaches) et les Sioux, trois peuples que, d'après leurs traditions et leur aspect, Mackenzie, Pike et Lewis considèrent comme venus d'Asie et comme fortement mongolisés [Mackenzie^ voy. Tora. I, p. 2/5, tom. III, p. 342; Pike, p. 274; Lewis et Clark, p. i46).
Citable passage
Relation historique du voyage, Tome III
Alexander von Humboldt. Relation historique du voyage, Tome III. 1825.
Citation
Alexander von Humboldt. Relation historique du voyage, Tome III. 1825. Page 157. Premodern Concordance passage passage-924cb5f5a61296ac86a1.